
Habitabilité de la Terre : la gestion de l’eau, un enjeu collectif pour anticiper 2100
Le 10 avril dernier, une journée d’échanges dédiée à la ressource en eau en Lorraine à l’horizon 2100 s’est tenue à l’École Nationale Supérieure de Géologie à Vandœuvre-lès-Nancy. Organisé par l’Université de Lorraine sous la bannière Unys Sciences, cet événement a réuni un large panel d’acteurs du territoire autour d’un enjeu central : anticiper les évolutions de la ressource en eau et ses usages dans les décennies à venir.
Cette rencontre s’inscrit dans une réflexion plus large portée par le projet de recherche EPHemeris (Earth and Planet Habitability), déployé sur la période 2024–2028. Ce programme interdisciplinaire vise à mieux comprendre les conditions d’habitabilité de la planète face aux transformations liées aux activités humaines, en croisant les approches scientifiques et les réalités du terrain.
Dans ce cadre, la ressource en eau apparaît comme un élément central, permettant d’interroger concrètement les équilibres entre usages, les tensions à venir et les capacités d’adaptation des territoires. Entreprises, collectivités, associations et chercheurs ont ainsi pu confronter leurs points de vue, dans une logique de dialogue et de co-construction.
La matinée, rythmée par une table ronde et des sessions de pitchs, a permis de partager les premiers enseignements et d’ouvrir les perspectives de collaboration. L’après-midi, consacrée à des ateliers d’idéation, a favorisé l’émergence de réflexions collectives autour de questions clés : les perceptions et idées reçues liées à la ressource en eau, son niveau de pollution et sa qualité, ainsi que les arbitrages à envisager en période de stress hydrique.
Cette dernière thématique a été approfondie lors de l’atelier « Une ressource, des usagers, des usages », animé par Baptiste Dees, Ingénieur Gestion des eaux industrielles au sein de notre agence, permettant d’explorer les compromis nécessaires entre les différents usages, humains comme non-humains, dans un contexte de tensions croissantes.
Au fil des échanges, cette journée a mis en évidence un point clé : la nécessité de structurer dans la durée le dialogue entre recherche et acteurs du territoire. Ce temps pourrait ainsi constituer une première étape vers une dynamique collective appelée à se renforcer, à travers de futurs rendez-vous et une implication croissante des parties prenantes.








