
Portrait – Mathieu Groupe Fayat : un siècle au service du nettoiement urbain
Depuis plus de 100 ans, l’entreprise Mathieu conçoit des solutions de nettoiement urbain à destination des collectivités. Intégrée au groupe Fayat, elle s’appuie sur un savoir-faire industriel reconnu et poursuit aujourd’hui son développement, entre transition électrique, adaptation aux marchés internationaux et projets structurants.
Une histoire centenaire portée par une nouvelle dynamique
Créée en 1923 par Remond Mathieu, l’entreprise conçoit une première balayeuse innovante pour l’époque : une machine auto-tractée capable de pousser les déchets tout en limitant la poussière grâce à un système d’arrosage intégré.
Au fil des décennies, l’entreprise se développe et s’implante durablement sur son site historique dans les années 1930. Restée familiale pendant plusieurs générations, elle connaît un tournant majeur à la fin des années 1990 avec son intégration au groupe Fayat, acteur international du secteur des travaux publics et de l’industrie.
C’est dans ce contexte que le dirigeant actuel, Olivier Collineau, rejoint l’entreprise en septembre 2020. Un démarrage marqué par la nécessité de relancer une dynamique industrielle et commerciale.
Après des débuts dans l’industrie pharmaceutique, il évolue vers les travaux publics au sein du groupe Fayat, avant de prendre la direction de Mathieu. Une trajectoire qui lui permet d’apporter un regard à la fois technique et stratégique sur le développement de l’entreprise.



Un savoir-faire industriel au service des collectivités
Aujourd’hui, Mathieu se positionne comme un concepteur-assembleur de balayeuses urbaines, sur un modèle proche de l’industrie automobile. L’entreprise réalise la conception et l’assemblage de balayeuses, assure la distribution de machines en France et à l’international, et gère la gestion des pièces de rechange et du service après-vente.
Avec 143 salariés en France, l’entreprise s’appuie sur une organisation structurée, comprenant un site de production, une plateforme logistique et plusieurs agences réparties sur le territoire.
Ses principaux clients sont les collectivités territoriales, qui représentent plus de 95 % de son activité. En France, les ventes s’effectuent majoritairement via des appels d’offres publics, tandis qu’à l’international, Mathieu s’appuie sur un réseau de distributeurs.
L’entreprise se distingue également par sa capacité d’adaptation. Si une base standard existe, la majorité des machines est personnalisée selon les besoins spécifiques des clients, avec de nombreuses options techniques variant d’un pays à l’autre.
Côté production, le choix est assumé : conserver un savoir-faire manuel.
« Nous tenons à préserver cette maîtrise technique », explique le dirigeant.
L’assemblage des machines est entièrement réalisé à la main, avec un temps de travail qui peut varier entre 120 et 140 heures pour une balayeuse thermique et jusqu’à 160 heures pour une balayeuse électrique. Chaque opérateur de la chaîne de production dispose d’une « notice d’assemblage », ce système optimise la production tout en facilitant le travail des opérateurs, garantissant à la fois la qualité et l’efficacité sur chaque ligne de montage.




Projets entre transition industrielle et ambitions de développement
Ces dernières années, Mathieu a engagé une transformation majeure avec le développement de machines électriques. Un virage stratégique, accéléré par les attentes des collectivités, notamment dans les grandes villes.
Malgré les ralentissements liés à la crise sanitaire en 2020, l’entreprise a su relancer ses projets et adapter son outil industriel, notamment en développant une nouvelle ligne de montage dédiée et en fusionnant les lignes thermiques et électriques pour plus de flexibilité, car les machines électriques peuvent représenter jusqu’à 70 % de la production selon les périodes. L’entreprise est ainsi capable d’ajuster sa capacité de production en fonction des besoins du marché.
Cette dynamique de transformation s’inscrit également dans une démarche plus globale de responsabilité environnementale. Après une première médaille de bronze obtenue en 2024, l’entreprise a franchi une nouvelle étape en décrochant la médaille d’or EcoVadis en 2025, la plaçant parmi les 5 % des entreprises les mieux notées de son secteur.
Cette reconnaissance vient saluer les efforts engagés ces dernières années, notamment en matière de réduction des consommations énergétiques, mais aussi dans l’optimisation de la gestion des déchets et de l’eau, ainsi que les actions menées en faveur de la biodiversité sur son site industriel.
Dans cette continuité, Mathieu poursuit sa transformation avec un projet structurant : la construction d’une nouvelle usine à Toul prévue à l’horizon 2028. Implantée sur un terrain de 10 hectares, cette future infrastructure permettra d’augmenter la capacité de production, de regrouper certaines activités et de développer une plateforme logistique dédiée aux pièces de rechange à l’échelle internationale.
Lorr’Up – Agence de développement économique Nancy Sud Lorraine
Pour en savoir plus : www.mathieu.fayat.com
Crédit photo : ©Lorr’Up





